41ème congrès de la Confédération des syndicats du Québec (CSQ) – Le renouveau syndical : Agissons, ripostons !

Publié le lundi 29 juin 2015 à 10:13 par Laurence Léa Fontaine.

Du 26 au 29 juin 2015, se tenait, à Québec, le 41ème congrès de la CSQ. Le thème était « Le renouveau syndical – Agissons, ripostons ! ». Si le sujet a été maintes fois abordé ces dernières années, il l’était sur le mode des constats. Or, cette fois, il était davantage accès, certes sur des constats, mais aussi sur la recherche de solutions.

La conférencière, Mélanie Laroche, professeure à l’école de relations industrielles de l’université de Montréal, a livré une communication très intéressante sur la nécessaire mobilisation des membres, et notamment sur l’intégration des jeunes dans le syndicalisme. Elle a mis l’accent sur le fait que les jeunes ont besoin de modalités de socialisation syndicale, de formation et d’éducation syndicales.

Voir le travail de recherche réalisé avec Mélanie Dufour-Poirier sur la question :

– Laroche, M. et Dufour-Poirier, M.  « Les comités syndicaux jeunes : acteur du changement institutionnel ou voie de contournement ? », Revue Labour / Le travail (accepté, numéro Printemps 2015)

– Laroche, M. et Dufour-Poirier, M.,  « Jeunes et syndicalisme : quelles solutions priviléier pour en découdre avec un divorce annoncé ? », (dir) S. Trépanier, Ph. Crevier et H. Forcier, Renouveler le syndicalisme – Pour changer le Québec, Écosociété, 2015, p. 87. Voir : http://ecosociete.org/livres/renouveler-le-syndicalisme

 

Christian Nadeau, professeur au département de philosophie à l’université de Montréal et président de la Ligue des droits et libertés, a apostrophé l’audience en affirmant : « Si le syndicalisme ne change pas le monde, le monde changera le syndicalisme ! » La conférence du professeur Nadeau mettait en exergue l’action collective ainsi que le besoin irréfragable de liberté. Pour lui, la vraie force du syndicalisme repose sur les membres pour lesquels il faut développer des activités culturelles lors des réunions syndicales destinées à encourager un discours public intelligible, des discussions avec un encadrement plus souple (non paramétrées par le Code Morin). Le conférencier a terminé son intervention en rappelant la nécessité d’organiser des États généraux du syndicalisme.

Voir par exemple : « L’égalité, socle de la liberté », Miser sur l’égalité. L’argent, le pouvoir, le bien-être et la liberté, dirigé par Miriam Fahny et Alain Noël, Montréal, Fides, p. 197-207.

 

Robert Roy, professeur associé en philosophie politique à l’Université de Sherbrooke, insiste sur une rupture majeure survenue à l’intérieur du mouvement syndical. Ce dernier se serait déconnecté de ses membres, d’où l’existence de tensions entre les intérêts individuels et collectifs. Pour assurer une bonne représentativité, il est nécessaire d’avoir l’esprit ouvert à toutes les opinions et points de vue. Tout comme le professeur Nadeau, il prône l’allègement des procédures encadrant les lieux de parole afin de donner à toutes et tous la chance de s’exprimer de manière spontanée, soit sous la forme par exemple, de consultations restreintes, de sondages délibératifs, de questionnaires électroniques, de discussions par visioconférence…

 

Des conférences et des questions posées par l’assistance, il ressort un besoin énorme de mobilisation des membres ainsi que l’urgente nécessité de mettre en oeuvre l’éducation syndicale à tout niveau des instances syndicales.

 

L’ensemble des communications sont disponibles sur le site Internet de la CSQ : http://www.lacsq.org/congres/2015/


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